J’ai vécu de nombreux miracles mais il y en a deux qui m’ont marqué. Tout d’abord, lorsque j’étais fonctionnaire à l’ambassade. Après seulement six mois en poste (la durée normale d’une mission est de quatre ans), le gouvernement de mon pays m’a demandé de rentrer. Je n’ai jamais su pourquoi. J’ai décidé de ne pas rentrer dans mon pays d’origine et de rester au Canada avec ma famille. J’ai suivi le processus d’immigration et repris mes études afin d’obtenir une maitrise en administration publique. Comme je souhaitais être fonctionnaire, je me suis mis à poser des questions aux Burundais que je rencontrais. Ils me dirent que je ne pourrais jamais être fonctionnaire vu que je n’avais pas la citoyenneté canadienne.  Je ne me suis pas laissé décourager : j’ai postulé en ligne. Un jour, j’ai reçu un coup de fil m’annonçant que j’avais été présélectionné pour une entrevue. Je suis allé pour l’entrevue et en rentrant à la maison, j’ai annoncé à ma femme Chantal que je venais de passer une entrevue. Elle m’a demandé comment celle-ci s’était déroulée et j’ai répondu qu’il fallait attendre pour le savoir. Quelques jours après, j’ai reçu un autre coup de fil, m’annonçant cette fois-ci que j’avais été sélectionné pour le poste. Je me suis rendu dans les locaux de mon employeur pour y signer la lettre d’offre d’emploi. Je dois dire que je tremblais en la signant, de peur que l’employeur ne se rende compte que je n’étais pas Canadien et ne retire son offre. Néanmoins, je suis rentré en fonction. À ma grande surprise, trois mois après, j’ai reçu une promotion qui, sans la faveur de Dieu, aurait pris six à sept années avant de m’être offerte.

Le second miracle, c’est la délivrance de ma femme Chantal. J’ai été transformé par la transformation de Chantal. Tout d’abord, j’ai compris que ceux qui louaient le Seigneur n’étaient pas insensés. J’ai été renouvelé en intelligence. Ensuite, lorsque nous avons des invités pour le souper, c’est avec plaisir que je fais la prière de bénédiction du repas avec nos invités. Finalement, lorsque nous parlons des choses de l’Évangile, c’est avec fierté que je vais chercher ma Bible dans ma chambre pour pouvoir la citer. Avant, je n’étais pas capable d’ouvrir ma Bible car j’avais honte. Je remercie le Seigneur. Je lui ai donné ma vie.